samedi 16 août 2008

La Côte Sauvage de la presqu'île de Quiberon

La presqu'île de Quiberon se situe en Bretagne, et plus précisément dans le département du Morbihan (56). Elle est reliée au continent par l'isthme de Penthièvre qui ne mesure que 22 mètres de largeur en son endroit le plus étroit.



La presqu'île s'étend sur deux communes : Quiberon (Kiberen en breton) au sud et Saint Pierre-Quiberon (San-Pêr-Kiberen) au nord. Elle est séparée de l'ile de Houat par le passage de la Teignousse, détroit qui permet l'accès à la baie de Quiberon depuis l'océan Atlantique.



A l'ouest de la presqu'île, de Portivy (au nord) jusqu'à Port Maria, (au sud) s'étend la Côte Sauvage. Détenue et protégée par le conservatoire du littoral, elle offre au promeneur une suite de falaises sculptées au fil des siècles par les forts vents d'ouest et les puissantes vagues qui en découlent.



Afin de préserver l'aspect naturel et sauvage du site, des actions conjointes sont entreprises afin de ralentir l'érosion due aux facteurs climatiques et à l'afflux de touristes (piétinement). De même, un programme de sauvegarde de la flore (l'arménie maritime, la silène maritime, la spergulaire des rochers, la bruyère marine, le chardon bleu des dunes, l'ophrys araignée, l'oyat, …) et de protection des oiseaux marins de la côte (le goéland argenté, la grive musicienne, le bouscarle, la fauvette pitchou, le verdier, ... ) a été initié.

lundi 11 août 2008

Locmariaquer et ses mégalithes

Tout comme Carnac dont elle est distante d'une douzaine de kilomètres, Locmariaquer (Lokmaria-Kaer en breton) est une jolie station balnéaire située à l'embouchure du Golfe du Morbihan, et rendue célèbre par ses monuments mégalithiques.



Le site de Locmariaquer abrite notamment le plus grand menhir d'Europe : le grand menhir brisé d'Er Grah. Celui-ci mesurait 20,60 mètres (18,50 mètres de haut et 2,10 mètres enterrés ) sur 3 mètres de large, et pesait environ 280 tonnes. Aujourd'hui, cet énorme bloc érigé au Ve millénaire avant Jésus-Christ, git au sol brisé en quatre. Bien que les chercheurs supposent qu'il se soit écroulé et brisé suite à un tremblement de terre, nul ne peut actuellement affirmer avec certidue les raisons de sa chute.



Le grand menhir d'Er Grah était accompagné de 18 autres menhirs alignés à côté de lui. Ces derniers, disposés eux aussi dans des fosses de calage, ont tous été volontairement abattus sans qu'on en connaisse la raison. En revanche, les historiens ont réussi à expliquer comment de telles pierres (des blocs d'orthogneiss) ont pu être transportées sur plusieurs dizaines de kilomètres (depuis Auray ou Sarzeau). En fait, les hommes du néolithique ont simplement utilisé la poussée d'Archimède (bien avant sa démonstration par le savant du même nom) en faisant flotter les menhirs sous l'eau. Une fois arrivés sur la berge, ces derniers étaient tirés jusqu'à leur fosse de calage puis dressés à la verticale.



Non loin de la "colonne du nord" (nom donné au grand menhir par les romains pour qui il aurait indiqué l'entrée du Golfe du Morbihan), on trouve le dolmen de la Table des Marchand. Restauré et de nouveau muni de son cairn (amas de pierres recouvrant les dalles du dolmen), il fut construit entre -3 900 et -3 800 et servait alors de tombe collective. Long de 12 mètres, il est composé d'un long couloir (7 mètres) et d'une chambre funéraire polygonale où étaient entreposés les défunts. Il présente deux dalles ornées. La première est une stèle située au fond de la chambre funéraire et ayant servi de base à la construction du dolmen, la seconde est le plafond de ce dernier. Celle-ci est en fait une partie d'un des 18 menhirs dressés à l'origine à côté du grand menhir d'Er Grah (on retrouve une autre partie de ce bloc à 4 km de là sur l'île de Gavrinis où elle est sert de plafond à un dolmen).



A côté du grand menhir brisé et de la Table des Marchand, les archéologues ont redécouvert en 1991 l'existence du Tumulus d'Er Grah dont l'origine remonte vers 4 500 avant Jésus Christ. Ce tumulus (amas de pierres et de terre recouvrant une sépulture) long de 140 mètres servait vraisemblablement de tombeau à des personnages importants de l'époque. Contrairement au dolmen de la Table des Marchands, la chambre funéraire était close.

samedi 9 août 2008

Les menhirs de Carnac

Située dans le département du Morbihan (56) et plus précisément sur le Golfe du Morbihan, Carnac (Karnag en breton) est une station balnéaire bretonne réputée pour ses centres de thalassothérapie mais aussi et surtout pour ses alignements de menhirs.



Le site mégalithique de Carnac s'étend sur près de 40 hectares de surface et 4 kilomètres de longueur. Il compte environ 3 000 menhirs répartis en quatre sites : les alignements du Menec (1099 menhirs disposés sur 11 files, 1165 mètres de long sur 100 mètres de large), de Kermario (10 lignes et 982 menhirs, les plus gros des quatre alignements), de Kerlescan (540 menhirs répartis sur 13 lignes) et le Petit Menec (situé sur la commune de La Trinité-sur-Mer).



Les alignements mégalithiques de Carnac datent de la Préhistoire et plus précisément de l'époque Néolithique, entre 4 500 et 2 500 avant Jésus-Christ. Erigés par des tribus sédentaires celtes, nul ne peut encore aujourd'hui affirmer avec certitude la raison de leur édification, bien que la théorie la plus répandue envisage la célébration d'un culte.



Une légende bretonne raconte que les alignements de Carnac seraient en réalité des soldats romains changés en menhirs par Saint Cornély (pape de 251 à 253) . Poursuivi par ces derniers et acculé face à la mer, il n'aurait pas eu d'autre solution que de les changer en pierre.



D'un point de vue éthymologique, le mot menhir provient des termes bretons "men" et "hir" signifiant respectivement "pierre" et "long". Il apparaît dans la langue française après la Révolution, à la fin du XVIIIe siècle. Auparavant, les bretons employaient les mots "peulven" ou "peulvan" (pieux de pierre).

mardi 5 août 2008

La pointe du Groin

Au nord de Cancale se situe la pointe du Groin. Cette dernière constitue la pointe la plus septentrionale du département de l'Ile-et-Vilaine (35). Bien connue des skippers, navigateurs et autres marins, elle accueille le départ de la Route du Rhum (course transatlantique en solitaire) qui a lieu tous les quatre ans.



Le site, propriété du conseil général d'Ile-et-Vilaine, a été protégé et aménagé de façon à canaliser les flux de touristes et éviter le piétinement des espèces végétales halophyles (qui se développent en milieu salé) comme la criste-marine, l'inule perce-pierre, la spergulaire marine, la petite centaurée marine, ou encore l'armérie.



Face à la pointe du Groin se dresse l'île des Landes, île inhabitée abritant une réserve ornithologique protégée. Celle-ci accueille plusieurs milliers d'oiseaux parmi lesquels on recense des goélands, des cormorans, des tadornes de Belon et des huitriers pie. D'un point de vue esthétique, l'île offre un merveilleux mélange de couleurs dû la superposition de couches de lichens noirs, de lichens jaunes, de plantes et de rochers. Tout cela contrastant avec le bleu turquoise de la mer.



Inutile d'en dire plus pour vous convaincre de la beauté de cet endroit, les images parlent d'elles-mêmes.



Derrière les buissons apparaissent les rochers et la mer.



Un savant mélange de couleurs.